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L.BLOND, D.E. THRALL, S.C. ROE, N.CHAILLEUX AND I.D. ROBERTSON. Diagnostic accuracy of magnetic resonance imaging for meniscal tears in dogs affected with naturally occuring cranial cruciate ligament rupture. Veterinary Radiology & Ultrasound, Vol. 49, No. 5, 2008, pp 425–431

E. BARRETT, F. BARR, M. OWEN AND K. BRADLEY. A retrospective study of the MRI findings in 18 dogs with stifle injuries. Journal of Small Animal Practice (2009) 50, 448–455

P.BOTTCHER, L.ARMBRUST, L. BLOND et al. Effects of observer on the diagnostic accuracy of low-field MRI for detecting canine meniscal tears. Vet Radiol Ultrasound, Vol. 53, No. 6, 2012, pp 628–35.

F. TAYLOR-BROWN; C. R. LAMB; M. S. TIVERS; A. LI . Magnetic resonance imaging for detection of late meniscal tears in dogs following tibial tuberosity advancement for treatment of cranial cruciate ligament injury. Vet Comp Orthop Traumatol 2014; 27: 141–146
 
La littérature vétérinaire est revenue sur l’utilisation pratique de l’IRM pour l’examen du grasset en particulier pour l’évaluation de possible lésions méniscales et de l’intégrité du ligament croisé antérieur lui-même.
A partir du papier initial de Blond et al (2008), le protocole optimal d’imagerie du grasset du chien est connu : Principalement la coupe sagittale en densité de proton qui permet de bien évaluer l’anatomie du grasset et des structures intra-articulaires. Les papiers suivants reprennent cette étude et comparent le résultat de l’évaluation des ménisques par IRM et par observation directe en arthroscopie ou par arthrotomie traditionnelle. Globalement ils s’accordent sur le résultat quant à la qualité de L’IRM pour l’évaluation des lésions méniscales soit sur des cas initiaux de boiterie soit sur une évaluation postopératoire avec des lésions retardées sur des chiens ayant été initialement traité par avancement de la crête tibiale (TTA). L’IRM est donc un outil d’évaluation diagnostique efficace pour l’inspection non invasive des lésions méniscales. Il est aussi utile quoique possiblement moins performant pour l’évaluation de l’intégrité du ligament croise antérieur. Il convient toutefois de signaler la conclusion de Bottcher et al., qui compare les résultats d’interprétation de 15 lecteurs différents( d’expérience et d’âges différents, chirurgiens et imageurs spécialistes ou en voie de spécialisation). Pour ce panel il y avait une grande variation de résultats et d’interprétations avec certains lecteurs très performants et d’autres moins efficaces. De façon intéressante la capacité pour obtenir un diagnostic juste n’était ni associé à l’âge, l’expérience ou la spécialité mais vraiment à l’individu lecteur.
Azurvet est heureux de vous offrir la possibilité de diagnostic IRM du grasset et de bénéficier d’un collège de lecteurs (imageurs seniors et résidents, chirurgien, tous spécialistes) en interne pour obtenir une lecture optimale de nos images.
 
IRM grasset
 
IRM du grasset (©AzurVet) en densité de proton et saturation de la graisse montrant une lésion hyperintense dans la corne caudale du ménisque médial sur un chien présentant un grasset gonflé mais sans rupture des ligaments croisés.

Par Jérôme COUTURIER, DipECVN, service de neurologie.

Heidi L. Barnes Heller, Martin N. Granick, Marie E. Pinkerton, Nicholas S. Keuler. Case-control study of risk factors for granulomatous meningoencephalomyelitis in dogs. J Am Vet Med Assoc 2019;254:822–825

Audrey Collinet, Gabriel Garcia, Jim Wellehan, April Childress, Sheila Carrera-Justiz. Investigation of astrovirus and bornavirus in the cerebrospinal fluid of dogs clinically diagnosed with meningoencephalitis of unknown etiology. J Vet Intern Med;2019 :1–5. 

Lisa R. Bartner, Stephanie McGrath, Adam Drury, Annie V. Chen, Arianne Morris, Melissa Brewer, Meri Hall, Michael R. Lappin. Testing for Bartonella ssp. DNA in cerebrospinal fluid of dogs with inflammatory central nervous system disease. J Vet Intern Med. 2018;32:1983–1988.

Les méningo-encéphalo-myélites non infectieuses (MENI) sont un ensemble de maladies inflammatoires non infectieuses idiopathiques. Les formes granulomateuses (MEG pour méningo-encéphalite granulomateuse) et nécrosantes (MEN et LEN) sont fréquemment diagnostiquées chez les chiens de races miniatures et brachycéphales et la recherche des causes à ces maladies reste active. Les dernières études continuent d’exclure différents agents infectieux, viraux notamment. Par ailleurs, différents facteurs environnementaux (date par rapport à la dernière vaccination notamment) ont été étudiés sans mise en évidence d’une corrélation. D’autres études ont en revanche prouvé par le passé une prédisposition génétique à ces affections, commune aux races miniatures.

Le diagnostic standard de ces maladies reste donc la mise en évidence d’une inflammation du système nerveux central à l’IRM cérébrale (cf. image) et à l’analyse du liquide cérébrospinal (LCS). Le traitement de choix reste immunosuppresseur à base de prednisolone souvent associé à un autre immunosupresseur.

Par Jérôme COUTURIER, DipECVN, service de neurologie.

Heidi L. Barnes Heller, Martin N. Granick, Marie E. Pinkerton, Nicholas S. Keuler. Case-control study of risk factors for granulomatous meningoencephalomyelitis in dogs. J Am Vet Med Assoc 2019;254:822–825

Audrey Collinet, Gabriel Garcia, Jim Wellehan, April Childress, Sheila Carrera-Justiz. Investigation of astrovirus and bornavirus in the cerebrospinal fluid of dogs clinically diagnosed with meningoencephalitis of unknown etiology. J Vet Intern Med;2019 :1–5. 

Lisa R. Bartner, Stephanie McGrath, Adam Drury, Annie V. Chen, Arianne Morris, Melissa Brewer, Meri Hall, Michael R. Lappin. Testing for Bartonella ssp. DNA in cerebrospinal fluid of dogs with inflammatory central nervous system disease. J Vet Intern Med. 2018;32:1983–1988.

Les méningo-encéphalo-myélites non infectieuses (MENI) sont un ensemble de maladies inflammatoires non infectieuses idiopathiques. Les formes granulomateuses (MEG pour méningo-encéphalite granulomateuse) et nécrosantes (MEN et LEN) sont fréquemment diagnostiquées chez les chiens de races miniatures et brachycéphales et la recherche des causes à ces maladies reste active. Les dernières études continuent d’exclure différents agents infectieux, viraux notamment. Par ailleurs, différents facteurs environnementaux (date par rapport à la dernière vaccination notamment) ont été étudiés sans mise en évidence d’une corrélation. D’autres études ont en revanche prouvé par le passé une prédisposition génétique à ces affections, commune aux races miniatures.

Le diagnostic standard de ces maladies reste donc la mise en évidence d’une inflammation du système nerveux central à l’IRM cérébrale (cf. image) et à l’analyse du liquide cérébrospinal (LCS). Le traitement de choix reste immunosuppresseur à base de prednisolone souvent associé à un autre immunosupresseur.

Par Laure GATEL, DipECVDI, PhD, service d’imagerie médicale.

Cole LP, Mantis P, Humm K. Ultrasonographic findings in cats with acute kidney injury: a retrospective study. J Feline Med Surg. 2019 06; 21(6):475–480 

Cette étude rétrospective anglaise s’intéresse aux lésions échographiques observées chez des chats présentant une insuffisance rénale aiguë (IRA) et recherche les facteurs associés pouvant influencer le pronostic vital.

45 chats ont pu être inclus dans l’étude sur une période de 9 ans. Pour être inclus, les chats devaient avoir une créatinine supérieure à 141 μmol/L et au moins l’un des critères suivants : glucosurie, protéinurie, oligurie ou anurie. Les cas présentant une insuffisance rénale aiguë sur fond d’insuffisance rénale n’ont pas été inclus dans cette étude.

Les critères échographiques évalués étaient :

  • Une néphromégalie avec une longueur rénale supérieure à 4,4 cm
  • L’augmentation de l’échogénicité du cortex et de la médulla et la présence éventuelle d’un liseré hyperéchogène ou hypoéchogène entre les deux.
  • La présence d’une dilatation pyélique (discrète si <4 mm, modérée de 5 à 10 mm et marquée si > 10 mm)
  • La présence de calculs
  • La présence d’épanchement rétropéritonéal autour des reins
  • La présence d’épanchement péritonéal

Les auteurs ont proposé un grade pour évaluer la gravité de l’IRA et l’ont calculé pour chaque patient :

Les causes d’insuffisance rénale aiguë ont pu être identifiées chez 29 patients incluant l’exposition à des agents néphrotoxiques (comme l’éthylène glycol) ou l’ingestion de lys, l’administration d’anti-inflammatoire non stéroïdien, un traumatisme ou une obstruction urétérale. Pour les autres cas, la cause de l’IRA n’a pas été identifiée.

Concernant les lésions échographiques observées :

  • 68 % des cas avaient une néphromégalie, qui était unilatérale dans 35 % des cas.
  • 57 % des cas avaient de pyélectasie, qui était discrète dans la majorité des cas.
  • 15 % des cas avaient des calculs.
  • 40 % des cas avaient une augmentation de l’échogénicité du cortex.
  • 51 % des cas avaient une augmentation de l’échogénicité de la médulla.
  • 33 % des cas avaient de l’épanchement rétropéritonéal.
  • 46 % des cas avaient de l’épanchement péritonéal.

42 % des chats ont survécu et 36 % étaient toujours en vie 6 mois après la crise d’IRA. Aucun critère échographique seul ne permet d’évaluer la gravité de l’IRA.

Les auteurs ont montré que plus le grade échographique est bas, plus les chats ont une chance d’être toujours en vie 6 mois après la crise d’IRA. De plus, les patients présentant une oligurie ou anurie avait un grade échographique plus élevé. 

En conclusion, cette étude montre que les lésions échographiques sont très fréquentes chez les patients présentant un IRA clinique et biologique. Les lésions rénales et périrénales sont observées dans plus de 90 % des cas. En se basant sur les images échographiques, si 3 lésions rénales et/ou périrénales sont observées, la probabilité que le patient présente une IRA devient très élevées. Enfin, un grade échographique élevé est associé à un pronostic sombre sur le long terme.

Figure 1 (en haut à G) : Discrète néphromégalie à 4,4cm, avec dilatation pyélique à 5mm. On observe une discrète stéatite périrénale.

Figure 2 (en haut à D) : Néphromégalie à 4,7cm, avec un cortex hyperéchogène et une augmentation de l'échogénicité de la médulla. 

Figure 3 (en bas à G) : Néphromégalie marquée à 5cm avec dilatation pyélique marquée à 11mm. Perte de la démarcation cortex/médulla.

Figure 4 (en bas à D) : Néphromégalie, perte de la démarcation cortex/medulla, dilatation pyélique et épanchement périrénal dans le rétropéritoine (observé comme une bande anéchogène autour du rein ventralement et dorsalement).

 

Par Thibaut RIBAS, DipECVIM (cardiologie), service de cardiologie.
 
1. Malcolm EL, Visser LC, Phillips KL, Johnson LR. Diagnostic value of vertebral left atrial size as determined from thoracic radiographs for assessment of left atrial size in dogs with myxomatous mitral valve disease. J Am Vet Med Assoc. 2018 Oct 15;253(8):1038–45.
2. Mikawa S, Nagakawa M, Ogi H, Akabane R, Koyama Y, Sakatani A, et al. Use of vertebral left atrial size for staging of dogs with myxomatous valve disease. J Vet Cardiol. 2020 Aug;30:92–9.
 
Estimation de la taille de l’atrium gauche sur les radiographies du thorax : 
 


La maladie valvulaire dégénérative (MVD) mitrale est la maladie cardiaque la plus fréquente chez le chien. Les chiens atteints sont classés dans différents stades en fonction de la progression de la maladie :
-Stade A : chien non atteint mais prédisposé (ex : cavalier king charles, Chihuahua, Teckel)
-Stade B1 : chien atteint de MVD (souffle cardiaque, insuffisance mitrale, …) mais sans dilatation atriale gauche ou ventriculaire gauche
-Stade B2 : chien atteint de MVD avec dilatation atriale et ventriculaire gauche mais sans insuffisance cardiaque congestive (absence d’œdème pulmonaire)
-Stade C : chien atteint de MVD en insuffisance cardiaque congestive
-Stade D : chien attient de MVD en insuffisance cardiaque congestive réfractaire.
 


Le consensus sur la prise en charge de la maladie confirme l’absence de traitement recommandé en stade A ou B1. Par contre, le pimobendane est recommandé à partir du stade B2. Idéalement, le stade B2 doit être confirmé par la preuve de la dilatation atriale et ventriculaire gauche à l’échocardiographie. La radiographie n’est pas toujours assez sensible pour confirmer une cardiomégalie et notamment une dilatation atriale gauche afin de conforter la mise en place d’un traitement.
 

Un nouvel indice permet de quantifier la dilatation atriale sur une radiographie du thorax (1). Cet indice compare la taille de l’atrium gauche par rapport aux vertèbres.
 

Comment calculer cet indice sur une incidence de profile (cf image) ?
 

-On trace une droite (trait bleu 1) entre le centre de la partie ventrale de la carène et la partie la plus caudale de l’atrium gauche à l’endroit où il croise la veine cave caudale (délimitée par des pointillés rouges). La carène est définie ici comme la structure circulaire radiotransparente au sein de la trachée qui représente la bifurcation des bronches souches principales droite et gauche.
-On trace une deuxième ligne (trait bleu 2) de la même longueur que la précédente en longeant la colonne vertébrale et en commençant au niveau de la partie crâniale de la 4ème vertèbre thoracique. On compte ainsi le nombre de vertèbres couvertes par ce deuxième trait (en unité de 0,1 vertèbre).
-L’indice VLAS (vertebral left atrial size) est donc exprimé en nombre de vertèbres. Sur notre exemple, le rapport est de 3 vertèbres.
 


Une étude montre qu’en utilisant un seuil minimum de 2,6 vertèbres, cet indice avait une très bonne performance pour identifier les chiens atteints de MVD mitrale (stade B2) avec une sensibilité de 95% et une spécificité de 84% (2).
 


Cet indice peut donc être utilisé en parallèle de l’indice de Buchanan pour identifier une cardiomégalie et une dilatation atriale gauche sur une radiographie du thorax. Cet indice est donc un facteur permettant de conforter la suspicion de stade B2 chez un chien a priori atteint de MVD mitrale et ne pouvant pas avoir une échocardiographie pour une raison de disponibilité et/ou de coût. Cela permet ainsi d’avoir plus d’éléments en faveur d’un stade B2 et donc d’initier un traitement à base de pimobendane avec plus certitude sur sa nécessité. L’échocardiographie reste toutefois l’examen de choix lorsque cela est possible car cet examen est plus sensible, plus spécifique et qu’il permet d’exclure d’autres causes éventuelles.
 
 

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