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 Par Hervé BRISSOT, DipECVS, service de chirurgie.

L’hyperextension du carpe résulte d’un trauma sévère des structures de soutien de la face palmaire des assises carpiennes. La caractéristique de cette lésion est l’apparition d’une boiterie généralement d’appui associée à une palmigradie (Photo 1). L’historique est variable, le plus souvent on rapporte une boiterie en suppression d’appui d’apparition aiguë à la faveur d’un sévère trauma (défenestration), parfois juste après une course banale. Progressivement, il y a souvent une reprise d’appui mais toujours une démarche anormale (Photo 2). La boiterie n’est habituellement pas améliorée avec un traitement classique d’antidouleur et d’anti inflammatoire.

Qu’est-ce que la palmigradie ? Le chien (comme le chat) est digitigrade, il marche sur le coussinet palmaire c’est-à-dire sur la structure d’appui placée sous l’articulation métacarpo-phalangienne. La palmigradie est l’observation d’un contact ou du rapprochement anormal des métacarpiens ou des articulations du carpe avec le sol, en amont du coussinet palmaire.

Comment faire le diagnostic définitif ? Le diagnostic définitif est établi par radiographie et lors de la manipulation sous anesthésie générale. Il est nécessaire de réaliser des vues en stress et de comparer les 2 membres. La position de stress est obtenue avec coude en extension et en appliquant une poussée axiale crâniale sur la face palmaire de la main. Les manipulations et les radiographies montreront une augmentation anormale de l’angle d’extension du carpe.
(Photos 3, 4, 5, 6, 7).

Par Magdalena Olender, Résidente en Neurologie (ECVN).

Un Yorkshire terrier de 6 ans est référé pour des épisodes d’ataxie et une faiblesse des quatre membres évoluant depuis plusieurs mois. L’examen nerveux met en évidence une tétraparésie ambulatoire, un déficit proprioceptif sur les 4 membres, des réflexes médullaires conservés ainsi qu’une hyperesthésie cervicale en faveur d’une myélopathie cervicale C1-C5. Une IRM de la colonne vertébrale cervicale met en évidence des lésions diffuses intramédullaires cervicale et thoraco-lombaire, hyperintenses en T2, hypointenses en T1, sans prise de contraste. Ces images sont diagnostiques d’une syringomyélie (flèches jaunes). Noter la place prise par le syrinx (étoile jaune) au détriment de la moelle épinière (étoiles blanches) sur l'image de droite en coupe transversale à hauteur de C3. L’IRM cérébrale met en évidence une malformation de la fosse postérieure associée à une hernie cérébelleuse foraminale suggérant une malformation de type Chiari associée (flèche bleue).

 

Par Julien Fritz, ResECVDI, service d'imagerie.

Un chat British Longhair mâle castré de 4 ans est référé au service de médecine interne d’Azurvet pour exploration d’un abattement et gonflement important de la cuisse gauche avec azotémie marquée persistante depuis environ 1 mois suite à un épisode de syndrome obstructif urétral félin (« SUF »). A la palpation, le gonflement de la cuisse gauche présente une composante liquidienne. L’analyse de ce liquide est en faveur d’un urinome sous cutané.

Des radiographies de l’abdomen ainsi qu’une urétrographie rétrograde sont réalisées par le service d’imagerie.

Par Nicolas Girard DipEVDC et Simon Gault, ResEVDC.
 
Un berger belge malinois male entier de 14 mois est présenté à son vétérinaire pour des difficultés de mordant au travail celui-ci refusant la prise en pleine gueule ; la douleur semble évoluer depuis 2-3 mois. L’examen clinique du vétérinaire traitant souligne une mobilité de la dernière prémolaire maxillaire droite sans pour autant noter de fracture dentaire. A ce stade une demande de prise en charge complète nous est adressée.
 
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