Question du mois : quelle démarche diagnostique lors d'AVC ? (2)

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Par Jérôme Couturier, DipECVN


Neurologie : quelle démarche diagnostique lors d’AVC ?

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est la technique de choix pour identifier un accident vasculaire cérébral (AVC) :


1 - Vrai

2 - Faux


Si vous avez coché Vrai, c'est la bonne réponse 😁

Un accident vasculaire cérébral (AVC), bien connu des propriétaires et parfois appelé « attaque cérébrale » ou « infarctus cérébral », correspond à une encéphalopathie secondaire à une perturbation du flux sanguin cérébral soit par occlusion (AVC ischémique) soit par rupture (AVC hémorragique). Les AVC ischémiques sont considérés plus fréquents que les AVC hémorragiques en médecine vétérinaire. Cliniquement, un AVC se caractérise par la survenue suraiguë de signes nerveux focaux, non progressifs (sauf parfois dans la phase initiale) et persistants plus de 24h. Par opposition les accidents ischémiques transitoires (AIT) durent moins de 24h mais restent peu décrits en médecine vétérinaire. Le terme AVC est un diagnostic qui ne doit pas être confondu avec certains syndromes (vestibulaire notamment) trop souvent qualifiés d’AVC alors que la cause n’est pas vasculaire. L’exemple le plus connu étant le syndrome vestibulaire périphérique idiopathique (ou du « chien âgé ») qui est lié à un dysfonctionnement du vestibule et non pas à un AVC !


Comme pour toute encéphalopathie, l’IRM est la technique de choix pour diagnostiquer les AVC, l’IRM étant considérée nettement plus sensible que la tomodensitométrie (« scanner ») pour la détection des AVC ischémiques. L’avènement de l’IRM en médecine vétérinaire a